Analyseur des échanges verbaux dans l’entreprise.

Le sociométreur analyse la quantité, la durée et la diversité des conversations que les collaborateurs ont par oral ou par écrit avec leurs collègues.

Ces données sont traitées par un algorithme qui propose des réorganisations du travail. L’algorithme considère que les collaborateurs pâtissent du trop ou pas assez d’échanges.idee

Oui

Dans l’entreprise comme ailleurs « l’enfer, c’est les autres ». Ces autres nous font mal quand ils ne s’intéressent pas à nous ou a contrario qu’ils nous polluent avec d’incessants et inconsistants verbiages. En mesurant les échanges, le sociométreur peut permettre de trouver des solutions simples et de bon sens qui diminuent les flammes de cet enfer. On peut repérer par ce moyen les placardisés, harcelés, exclus qui sont légion dans les entreprises. On peut aussi repérer ceux sont en permanence interrompus et donc ne peuvent s’exprimer (cf, la prise des paroles des femmes).

Non

Le sociométreur va mettre les collaborateurs d’une entreprise sous une drastique surveillance orweillienne. Voulant formaliser des modalités d’échanges idéales, on niera toutes spécificités des individus. Ce procédé va s’accompagner d’exclusions sociales. Celui qui aura besoin de silence et d’éloignement pour créer sera classé comme asocial, le bavard superficiel deviendra créatif.

De plus, cette quantification exclut tous les échanges non verbaux. Pour autant, les sourires en coin et les clins d’œil peuvent avoir un impact important dans les relations professionnelles.

Et vous, qu’est ce que vous en pensez-vous ?

demain

Badges sociométriques

Sociometric Solutions http://www.sociometricsolutions.com/ équipe les collaborateurs  d’une entreprise de capteurs numériques qui collectent des données comportementales et émotionnelles sur les individus en interactions. Le badge ne s’intéresse pas à ce qui est dit, mais à qui et comme on le dit. Les questions sont : « Qui parle ? Les échanges ont-ils été équitables ou les mêmes personnes ont-elles mobilisé la parole ? Quels étaient le ton, la vitesse, la modulation des voix ? Quelle était la posture des gens ? En repli ou en avant ?… L’étude de ces données vise à trouver des agencements de lieux de travail favorables aux échanges positifs et productifs (et demain en temps réel), mais aussi à coacher les collaborateurs pour les inciter à mieux échanger, partager, collaborer entre eux.

Qui parle ?

ginder

Gender Timer, une application en ligne qui mesure le temps de parole en réunion. L’idée est d’attirer les déséquilibres et remettre un peu d’équité s’il y a besoin.

 

 

 

 

Temps de parole des femmes

La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, et le professeur de l’université de Pennsylvanie Adam Grant ont évoqué dans le New York Times http://www.nytimes.com/2015/01/11/opinion/sunday/speaking-while-female.html?_r=0 la difficulté pour une femme à prendre la parole au sein de son entreprise. “Quand une femme prend la parole dans le milieu professionnel, elle se retrouve en position d’équilibriste. Soit elle est à peine écoutée, soit elle est jugée trop agressive. Quand un homme dit la même chose, tout le monde hoche la tête pour saluer sa brillante idée. Les femmes en concluent que mieux vaut en dire le moins possible”, expliquent les auteurs.

Ils étayent leurs propos avec une étude d’une professeure de Yale qui affirme que lorsqu’un cadre prend plus la parole que ses collègues, il est considéré comme 10 % plus compétent que les autres (hommes et femmes confondus). À l’inverse, quand il s’agit d’une femme, celle-ci est perçue comme 14 % moins performante que le reste de l’équipe ! Une autre étude démontre qu’en entreprise les femmes parlent moins et sont bien plus souvent interrompues par des hommes. La journaliste Jessica Benett de Time Magazine a rebaptisé cette pratique le “manterrupting” (le fait, pour un homme, d’interrompre inutilement une femme).