L’impression 3D dans la médecine régénérative est encore un marché naissant. L’augmentation du nombre de commandes pour les bio-imprimantes 3D témoigne de l’intérêt des chercheurs des plus grandes universités mondiales.

Quelques succès ont été médiatisés.

Une attelle trachéale pour Garrett

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Garrett Peterson est né avec un problème de malformation cardiaque connue sous le nom de tétralogie de Fallot. Dans cette pathologie, le cœur ne possède pas de valve pulmonaire et de ce fait, l’enfant est incapable de respirer par ses propres moyens. Il doit être assisté par des appareils respiratoires. Des chercheurs ont utilisé une imprimante 3D pour fabriquer sur mesure une attelle trachéale pour Garrett, en utilisant un biopolymère appelé polycaprolactone. Cette prothèse a été cousue sur les bronches du bébé.

Un visage pour Stephen Powers

Des chirurgiens anglais ont utilisé l’impression 3D pour reconstruire le visage d’un de leurs patients, Stephen Powers. Ce jeune homme de 29 ans a été victime d’un terrible accident de la route deux ans auparavant. Ce patient avait conservé depuis son accident d’importantes lésions au visage provoquées par ses multiples fractures de la mâchoire et du nez. L’équipe chirurgicale s’est appuyée sur des images obtenues par tomodensitométrie. Cette technique utilisant des rayons X pour visualiser les structures internes du corps leur a permis de modéliser et d’imprimer un modèle 3D du crâne de Stephen Power tel qu’il se présentait avant son accident.

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Un crâne en plastique

Des chirurgiens néerlandais de l’université d’Utrecht sont parvenus à fabriquer un crâne en plastique totalement identique à celui d’une patiente souffrant d’une grave maladie. Ils ont ensuite réussi à implanter cette prothèse crânienne sur mesure sur une jeune femme de 22 ans atteinte d’une pathologie rare provoquant un épaississement progressif de son crâne vers l’intérieur.

Des mâchoires

En France, une imprimante 3D a fait depuis peu son entrée dans le service de chirurgie maxillo-faciale de l’hôpital du Bocage, à Dijon. Elle a déjà profondément bouleversé la préparation et l’exécution des interventions touchant la face. « Jusqu’à présent, les médecins se contentaient d’imaginer l’opération mentalement », précise le professeur Narcisse Zwetyenga, qui dirige un service spécialisé dans la reconstruction des structures osseuses du visage. Désormais, grâce à cette imprimante 3D, les médecins et chirurgiens peuvent effectuer des modélisations précises pour préparer les opérations les plus complexes de la face.