Gestionnaire de temps individuel et collectif de déconnexion.

Le déconnector

  • Calcule le temps où chaque collaborateur effectue une tâche professionnelle en ligne : gestion des mails, recherches d’informations, production de données…
  • Effectue des alertes lorsque le temps individuel « raisonnable » est dépassé.
  • Propose des systèmes au choix pour diminuer : gestion des mails par un service d’assistance, blocage de l’accès à la messagerie, déconnexion totale.

Le déconnector calcule aussi des temps connexion par service, projet, communauté..Cet analyseur identifie des dysfonctionnements et propose des rémèdes.

idee

Oui

Les études le confirment : les cadres font de moins en moins la distinction entre temps personnel et temps professionnel. Selon une enquête réalisée en 2013 par l’éditeur de logiciels Roambi, 89 % d’entre eux consultent leurs mails professionnels plusieurs fois par jour sur leur temps privé, 93 % pendant leurs congés, 82 % dans leur voiture et 51 %… dans leur lit !

Cette connexion permanente a de nombreux impacts négatifs. Quelques exemples :

  • On ne peut plus prendre la distance nécessaire pour relativiser. Le diktat de l’urgence paralyse .
  • Le fil à la patte numérique met sous pression permanente. L’injonction à être joignable en permanente se traduit par des pathologies souvent assez graves.
  • Comme le cerveau est en permanence stimulé par des « décharges numériques », la concentration en pâtit.

Le déconnector est donc un moyen de prendre en compte et gérer ce phénomène destructeur.

Non

Avec le déconnector, une fois encore, on parlera plus de déconnexion que l’on se déconnecte. Vu qu’il s’inscrit dans la logique de ces rugissantes technologies, on peut parier qu’il faudra se connecter pour visualiser son temps de déconnexion.

Le déconnector fonctionne avec une analyse quantitative, alors que la déconnexion est une affaire relative. On peut être déconnecté physiquement, mais avoir toujours l’esprit connecté à ses problèmes. C’est donc un gadget sans intérêt qui va créer plus de problèmes qu’il ne va en résoudre.

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?

 

demain

 

 

Les entreprises s’enMail !

Des entreprises prennent des mesures pour diminuer la pression exercée par les mails.

Mail effacé pour cause d’absence

Le groupe automobile Daimler (la maison mère de Mercedes) a mis en place « un assistant d’absence » qui efface les mails arrivant dans les messageries des collaborateurs en vacances. L’expéditeur est informé de l’absence du destinataire et invité soit à contacter une autre personne, soit à attendre le retour du correspondant pour lui renvoyer le courriel. Daimler avait testé ce système pendant les vacances de Noël et a décidé de le généraliser pour les vacances d’été.

Coupures de contact

  • Depuis trois ans, Volkswagen coupe les serveurs entre 18 h 15 et 7 heures le lendemain matin.
  • Le groupe de protection sociale Réunica a mis aussi un blocage des mails de 20 h à 7 h et le week-end.
  • La SNCF recommande aux managers de ne pas envoyer de mails entre le vendredi 17 h 30 et le lundi matin. La mesure est assez bien respectée »

Messages de déconnexion

Dans des entreprises, un message automatique s’ouvre sur l’écran lorsqu’on envoie un courriel à des collègues après 20 heures : « Il est plus de 20 heures, est-il nécessaire d’envoyer ce mail maintenant ? Vous pouvez enregistrer votre mail en brouillon ».

Réduction de temps de mail

Atos a réussi à réduire le volume de mails internes de 60 % en quelques années. Elle a investi dans une plateforme collaborative, un réseau social, mais réservé à l’entreprise. Mieux : elle a aussi indexé les bonus qu’elle verse aux managers sur la réduction du volume de mails !

 

La déconnexion au rapport

Bruno Mettling, directeur général adjoint d’Orange, a remis en septembre 2015 à Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle, un rapport sur les effets de la transformation digitale sur le travail. Il préconise de « compléter le droit à la déconnexion par un devoir de déconnexion du salarié »

Lire le rapport complet

Cures de déconnexion

machine

Dans la Silicon Valley, la culture des start-ups » se conjuguait hier au mode semaines d’au moins soixante-dix heures et une disponibilité 24 heures sur 24. Aujourd’hui, la Silicon Valley apprend
à se déconnecter. De plus en plus
 de cadres et d’employés s’imposent
des « congés sabbatiques numériques ».

Comme pour toute addiction,
 le sevrage peut se révéler très difficile. Certains doivent passer par les camps 
de désintoxication. La mode des Digital Detox a été créé par Levi Felix. Depuis, elle se répand tant que la déconnexion semble devenu un filon juteux.

  • Un séjour 100 % déconnecté sur une île en Bretagne. Pour un peu moins de 600 euros, on vous propose quatre jours zen et iodés. Au programme : pas de wifi mais de la méditation, du yoga et des randonnées.
  • Une cure thermale à Vichy avec séances de sophrologie et de coaching psycho-comportemental à partir de 326 euros par jour.
  • Une immersion dans le Médoc pour prendre de la distance vis-à-vis des objets connectés. Au choix, spa, visite de châteaux viticoles, développement personnel ou atelier de cuisine « détox » et entretiens individuels pour tout le monde. Le tout en 48 heures et pour un peu plus de 300 euros.
  • Une version urbaine en plein cœur de Paris comprenant une nuit à l’hôtel avec massage, sport, « kit gourmandises » et de vraies magazines. Le tout pour près de 460 euros.