Les cellules font la grève de la division et nous vieillissons

L’aventure humaine commence par la création d’une cellule qui comprend un noyau. Cette cellule initiale se divise une série de fois avant de se spécialiser pour former différentes parties de notre corps. Elles vont ensuite s’amalgamer pour créer des tissus qui deviendront un foie, des os, des cheveux…
Le principe de création de notre corps étant la division cellulaire, le processus ne s’arrête pas. Tout au long de notre vie, les cellules se divisent et remplacent les cellules mortes. Mais, le système qui permet à l’organisme de rester en état a ses limites.

Certaines cellules (les cellules souches) se divisent de manière illimitée. Elles entretiennent ainsi notre peau, renouvellent nos cellules sanguines et intestinales (de l’ordre de 100 milliards chaque jour). D’autres se divisent un certain nombre de fois avant de montrer des signes de sénescence.

En 1965, Leonard Hayflick  montre qu’elles cessent de se multiplier, et meurent, après environ 60 divisions. Cet arrêt du travail cellulaire provoque une lente dégradation des fonctions de l’organisme.
Les chercheurs ont bien entendu recherché le coupable. Le biologiste russe Alekseï Olovnikov l’a trouvé en 1971 : la fin de la division est due au processus de raccourcissement des télomères.
Les télomères sont des petits capuchons protégeant l’extrémité des chromosomes qui portent l’ADN. Leur taille diminue en même temps que leur effet protecteur. Cela fonctionne comme pour une mèche de bougie. Chaque fois que la cellule se divise, un morceau est coupé par une enzyme.