Soulager les douleurs articulaires des genoux grâce aux bienfaits des TENS

Le genou fait partie des articulations les plus imposantes du corps humain. De ce fait, il est fortement recommandé d’en prendre soin puisqu’il occupe une place importante dans le fonctionnement du corps. En effet, le genou se charge de supporter le poids de votre corps lorsque vous courrez, marchez ou simplement vous tenir debout. Ainsi, il se peut que l’articulation soit victime d’une douleur comme l’arthrose.

Au fil des dernières années, l’électrostimulation s’est imposée sur le devant de la scène, loin des médecines classiques. Connue sous le nom de neurostimulation électrique transcutanée, cette technologie s’invite dans les protocoles des sportifs, dans la prise en charge des douleurs musculaires et même dans la quête de meilleures performances physiques. À la pointe de ces techniques, le TENS (Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation) propose une réponse claire : envoyer un courant électrique sur la zone sensible pour réduire la douleur là où elle frappe.

De quoi parle-t-on vraiment ?

L’électrostimulation vise à contenter ceux qui cherchent des alternatives aux traitements médicamenteux, notamment pour apaiser les douleurs articulaires. Le principe est simple : un appareil, équipé d’électrodes placées sur la peau, émet un faible courant dirigé précisément là où la gêne apparaît. Ce neurostimulateur s’utilise couramment en physiothérapie et en médecine physique. Aujourd’hui, son emploi s’est largement démocratisé, et l’offre de tens genoux illustre parfaitement cette évolution pour contrer l’arthrose et soutenir la rééducation du genou.

Comment fonctionne l’électrostimulation sur l’articulation ?

Pourquoi le TENS soulage-t-il aussi efficacement les douleurs articulaires ? Les pistes avancées par les chercheurs tournent autour de deux mécanismes principaux. D’abord, l’organisme réagit à la stimulation électrique en libérant ses propres antidouleurs, endorphines, enképhalines, dynorphines, aux effets proches de la morphine. Ensuite, la « théorie du portillon » développée par Ronald Melzack et Patrick Wall suggère que le courant limite la transmission du message douloureux vers le cerveau en ralentissant le passage à travers les fibres nerveuses.

En somme, le TENS pourrait agir par ces deux leviers à la fois : stimuler la production interne d’analgésiques et freiner la circulation du signal douloureux. Les recherches se poursuivent, mais un constat s’impose : utilisés au niveau du genou, les dispositifs TENS offrent de réelles perspectives de soulagement pour ceux qui vivent avec des douleurs chroniques ou liées à l’arthrose.

Quels types de TENS pour le genou ?

Pour la récupération ou la rééducation, plusieurs modèles de neurostimulateurs sont déployés sur le marché. Voici les grandes familles qui répondent chacune à des situations spécifiques :

  • La neurostimulation transcutanée, basée sur le passage d’une électricité douce (10 à 30 mA) à travers deux à quatre électrodes collées sur la peau.
  • La neurostimulation percutanée, qui va directement cibler un ou plusieurs nerfs à l’aide d’électrodes insérées sous la peau, lors d’un acte médical.
  • La version associée à l’acupuncture, où le neurostimulateur se combine à des aiguilles pour viser précisément les points stratégiques de la douleur.

Chacune de ces technologies se distingue par son niveau d’invasivité et sa cible thérapeutique, laissant le choix au thérapeute de la méthode la mieux adaptée au besoin de la personne.

Qu’apporte l’électrostimulation au quotiden ?

Les bénéfices d’une telle technologie sur les douleurs du genou ne se mesurent pas qu’en laboratoire. Concrètement, elle s’inscrit dans la gestion des symptômes d’arthrose, accompagne la rééducation suite à un traumatisme et soutient les programmes de remise en mouvement. Les études cliniques valident son efficacité pour réduire la raideur et la douleur, permettant souvent de retrouver une mobilité bien plus confortable.

Mais les usages dépassent le seul genou : certains professionnels de santé l’intègrent aussi dans la prise en charge de douleurs spécifiques, comme les douleurs menstruelles ou la dysménorrhée. Cela a été observé dès 2002, puis confirmé par d’autres travaux quelques années plus tard. Pour la douleur musculaire chronique, l’intérêt du TENS ne faiblit pas non plus, avec un réel soutien durant la rééducation.

Comment bien employer un TENS genoux ?

Que ce soit l’âge, une chute, une surcharge ou une mauvaise posture, beaucoup de facteurs finissent par épuiser nos articulations et muscles. Face à un genou douloureux, le recours à l’électrostimulation doit cependant respecter quelques principes pour en tirer le maximum.

D’abord, une phase de test sur deux semaines permet d’évaluer les bénéfices sur la douleur et la mobilité. Ensuite, il devient possible d’ajuster le rythme et la durée en fonction des progrès et de la sensation de confort. La réussite du traitement dépend aussi du placement précis des électrodes : quatre grandes électrodes bien positionnées autour de la rotule ciblent parfaitement la zone la plus sensible. Durant la séance, il est recommandé d’opter pour la position la plus stable et agréable possible.

Du côté des sportifs, le TENS genoux séduit pour sa capacité à faciliter la récupération musculaire et à apaiser les articulations après l’effort. Il arrive souvent que l’utilisation d’une genouillère vienne compléter la séance pour renforcer son efficacité.

Là où la douleur impose des limites dans le quotidien, ce dispositif redonne une marge de manœuvre réelle. Préserver la souplesse et l’autonomie du genou, c’est parfois retrouver, presque par surprise, le plaisir simple de la marche ou du mouvement spontané.

Les plus lus