Régénération d’organes

Régénération d’organes

Le problème majeur rencontré lors de l’impression 3D d’organes humains réside dans la création de vaisseaux et ventricules fonctionnels. Pour le résoudre, les chercheurs de l’university de Sydney, Harvard, Stanford et du MIT ont utilisé une imprimante 3D pour créer un squelette de vaisseaux sanguins autour duquel ils ont ensuite ajouté des cellules humaines.

Cette technique devrait permettre aux chercheurs de fabriquer des « organes » en laboratoire grâce au développement de cellules sur le réseau capillaire. Bien qu’on en soit encore loin, certains scientifiques pensent que l’impression 3D permettra la régénération d’organes.

 

La 3D essuie les plâtres

La 3D essuie les plâtres

Le Turc Deniz Karasahin  a conçu un plâtre qui s’imprime en 3D. Nommé Osteoid, il est résistant à l’eau et il laisse respirer la peau. Le patient pourra choisir les motifs et la couleur de ce nouveau plâtre.
Il permet aussi une guérison  plus rapide jusqu’à 40 % grâce aux ultrasons qu’il est capable d’émettre avec son système baptisé LIPUS ( Low Intensity Pulsed Ultrasound).  Le malade doit, chaque jour pendant 20 minutes,  positionner les électrodes entre les aérations du plâtre en les plaçant directement sur la zone à guérir.

osteoid

Répétition avant l’opération

Répétition avant l’opération

«L’impression 3D est un atout pour tout chirurgien, notamment pour les interventions longues», explique  le Pr Julien Pauchot, chirurgien dans le service de chirurgie orthopédique du CHU de Besançon. «Elle permet de mieux préparer une opération, de gagner du temps et de la précision pour un résultat meilleur pour le patient.» Son équipe a été parmi les premières à utiliser l’impression 3D pour fabriquer une copie exacte de la mandibule d’un patient avant sa reconstruction et l’utilise maintenant pour toutes les interventions de ce type.

Ce progrès est le résultat d’une double avancée.

1. L’imagerie médicale
Elle permet  d’obtenir une image en trois dimensions de l’ensemble de l’organisme.  Les images enregistrées sous forme de données numériques sont utilisées pour programmer une imprimante 3D.

2. L’imprimante 3D
Elle pose, l’une après l’autre, des couches de divers matériaux pour fabriquer un objet qui correspond à l’image numérique de départ.
Ces maquettes sont largement utilisées par les étudiants ou les chirurgiens pour s’exercer à des gestes nouveaux ou difficiles.
Un chirurgien de Louisville, aux États-Unis, a récemment pu opérer, rapidement et en toute sécurité, un nouveau-né atteint de quatre malformations cardiaques combinées grâce à une maquette de son cœur qu’il a pu étudier avant l’intervention.
Pour les malformations cardiaques, les médecins observaient jusqu’à présent le cœur des patients grâce à des échographies, des scanners ou des IRM. Ces images en deux dimensions ne révèlent pas toujours les complications structurelles d’un cœur malade. Grâce à la modélisation et l’impression 3D, les chirurgiens peuvent visualiser précisément l’anatomie avant l’opération, ce qui permet de préparer au mieux le geste chirurgical. « Parfois les malformations sont rares et complexes et pour le chirurgien, il est essentiel d’appréhender, de préparer son geste. Avec cette technique, il n’y aura pas de surprise au moment de l’intervention », explique Dr Jean-François Paul, radiologue à l’Institut Mutualiste Montsouris, à Paris.

Le sang parle

Le sang parle

L’équipe du professeur Paul Hofman, de l’hôpital universitaire de Nice (sud-est) et du centre de recherche de l’Institut français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont annoncé le dépistage précoce du cancer du poumon, par une simple prise de sang. En repérant dans le sang la présence de cellules tumorales circulantes, véritables sentinelles d’alerte, ils détectent le cancer des mois, voire des années, avant que la tumeur ne soit visible par radiographique ou scanner.
Les travaux du professeur Hofman et de son équipe ont ciblé une population à risque de gros fumeurs. « Nous avons étudié une population de 245 sujets sans cancer, dont 168 sujets, à Nice et à Nancy, atteints d’une bronchopathie chronique obstructive », explique le professeur Hofman. « Sur ce nombre, cinq présentaient, avant toute détection des symptômes par imagerie, des cellules cancéreuses circulantes, et toutes ont déclenché un cancer, soit 100 % de sensibilité au test. Nous avons fait la preuve de concept, il reste maintenant à le valider avec une étude nationale. »

Des nanoparticules au diagnostic

Des nanoparticules au diagnostic

Google X, la branche scientifique de Google, travaille sur un projet de petites pilules permettant une détection précoce de la plupart des maladies.

Des nanoparticules se rapprocheront au plus près des molécules à l’intérieur du corps et pourraient ainsi traquer les maladies pour prévenir le patient. Elles mesureront les changements annonciateurs d’une tumeur ou un accident vasculaire cérébral (AVC) par exemple. Un appareil connecté collectera les données récupérées par ces nanoparticules.
« Nous voulons transformer radicalement le diagnostic médical. (…) Nous voulons passer d’un diagnostic réactif, effectué une fois que la maladie s’est déclenchée, à un diagnostic proactif, qui se ferait tout au long de la vie », a expliqué Google X
Si cette technologie détectera de façon précoce les maladies, en parler l’est aussi. Car le travail n’en est encore qu’à ses balbutiements.