Un coach de postures qui identifie les mouvements douloureux et trouve des solutions.

Le simulacteur filme les personnes au travail, identifie les postures pouvant provoquer des douleurs : position statique prolongée, mouvements impropres.

À partir de ces données, il propose des adaptations des installations de travail (poste ou bureau). Il aide ensuite leurs utilisateurs à effectuer les bons mouvements.

Le simulacteur fonctionne tant pour les travailleurs postés que ceux qui travaillent sur ordinateur.

 

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Les troubles musculosquelettiques sont de nos jours la maladie professionnelle la plus courante des pays développés. Le New York Times a publié une infographie recensant l’ensemble des troubles et maladies imputables à une position assise trop longue : maladie cardiaque, dégénérescence musculaire, problèmes de dos et de jambes… Il est donc important de trouver des solutions pour y remédier.

Le simulacteur a l’avantage de s’intéresser à chaque personne et de trouver des solutions personnalisées.

Non

Une bonne intention en cache souvent d’autres, moins saines. Dans le cas du simulacteur, le risque est trop important que les entreprises se servent de l’outil pour tenter d’améliorer la productivité ou remplacer les humains par des robots.

À vous de juger

demain

La simulation de mouvement

Ali Keyvani de l’université West en Suède a mis au point un système de reconnaissance et d’analyse des mouvements permettant de connaître à l’avance les tâches qui pèseront le plus sur la santé des ouvriers.

Si les technologies dites DHM (Digital Human Modeling) tentent depuis plusieurs années de reproduire les mouvements humains, elles ont encore de grosses lacunes : « Elles sont chronophages et le mouvement obtenu est loin d’être naturel », explique le chercheur.

Ali Keyvani a mis au point un système d’enregistrement des mouvements associé à une base de données. Il utilise ces informations pour développer un logiciel capable d’anticiper et d’évaluer les charges les plus difficiles des ouvriers pour les transférer vers les robots par exemple.

Un bureau qui s’adapte

Le Tangible media group dirigé par Horoshi Ishii au sein du MIT a développé un bureau qui s’adapte physiquement aux besoins des utilisateurs.

TRANSFORM est composé de petits pics se levant et s’abaissant en fonction de trois scénarios possibles. Le mode « vague » va suivre les mouvements des mains. Le mode « machine » va prendre des formes prédéfinies, ce qui permet par exemple d’imaginer des configurations adaptées à vos besoins (une partie surélevée pour votre ordinateur, un cylindre vide faisant office de pot à crayon, etc). Le dernier mode, « escher » démontre la souplesse du logiciel en faisant se balader une balle rouge sur la surface du bureau.

 

Assis, debout ou couché…

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Avec Altwork Station, c’est possible. Ce bureau s’adapte à toutes les positions (sauf peut-être ceux qui travaillent la tête en bas.). On peut orienter l’écran, gérer l’inclinaison du clavier, régler le dossier ou le repose-pied, tout ça au bout du doigt et en quelques secondes. L’espace de travail est même prévu pour éviter que le clavier ou la souris ne glisse par terre, grâce à un système d’aimant. Il faut avouer, c’est plutôt impressionnant.

La chasse au dos rond

Lumo Lift est un petit carré magnétique qui se clipse sur les vêtements. Il vibre  pour alerter le porteur quand il commence à faire le dos rond. Lumo Lift fonctionne grâce à un système de capteurs biomécaniques qui mesure  les variations d’angle et de courbure du corps. Une application identifie les progrès en matière de posture.