Dans la boutique prothèse, il y a le rayon remplacement de l’organe malade ou absent. Du côté membre, on assiste à plusieurs innovations :  commande par la pensée du membre amputé, restauration du toucher,  impression 3D…

Les bras en cire inertes sont de l’histoire ancienne : désormais, les personnes amputées portent des membres bioniques, munis d’électrodes, qui peuvent être animés par la pensée.
L’armée américaine travaille depuis toujours sur des prothèses pour les soldats blessés et amputés. En 2005, l’américain Jesse Sullivan, qui a perdu ses deux bras à la suite d’une électrocution, teste une prothèse de bras bionique, contrôlée par la pensée. Grâce à elle, il peut accomplir de nombreux gestes de la vie quotidienne, comme saisir un verre d’eau. Les ingénieurs en biomécanique de l’Université Northwestern et du Centre pour la médecine bionique (CBM) de Chicago, à l’origine du bras bionique, ont connecté la prothèse au cerveau, à l’aide d’électrodes placées au niveau des terminaisons nerveuses du membre disparu. Le signal émis par le cerveau est transmis à un micro-ordinateur, situé dans le bras.

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Erik Sorto est tétraplégique. Il actionne une prothèse de la main par la seule force de son cerveau. Cet Américain commande le robot grâce à deux neuroprothèses implantées dans son cerveau, et plus précisément dans le cortex pariétal supérieur. C’est là que se forment les intentions globales des gestes et des mouvements. La zone n’avait  jamais été exploitée auparavant pour commander une prothèse.

L’Américain Igor Spetic, amputé du bras droit, a une prothèse de main qui restaure le sens du toucher ! Conçue par l’université de Cleveland, cette main robotisée reproduit jusqu’à la chair de poule provoquée par le frottement d’un morceau de coton sur sa peau. Des capteurs sur la main évaluent les forces exercées, renvoient un signal vers un boîtier externe qui l’analyse puis émet les impulsions électriques correspondantes : elles stimulent les nerfs en fonction des informations transmises par les capteurs. Le cerveau fait le reste : dur, mou, râpeux, lisse, etc.



Easton LaChappelle un jeune homme de 19 ans a développé un bras bionique myostatique, c’est-à-dire contrôlé par les impulsions électriques du cerveau et non les contractions musculaires. Après avoir rencontré une jeune fille équipée d’une prothèse à 80 000 $, prix qu’il trouvait exorbitant pour les trois actions que la prothèse permettait, ce jeune homme originaire du Colorado a décidé de développer une prothèse plus intuitive en utilisant des imprimantes 3D. La prothèse, baptisée Anthromod, qui en est à son cinquième stade de développement, revient à un coût total de 600 $.



La société japonaise HACKberry a créé un prototype de prothèse d’avant bras dont les pièces proviennent presque toutes de l’impression 3D. Le coût des composants est ainsi très fortement réduit (aux alentours de 300 dollars). Ces prothèses permettent aux amputés de faire leur lacet ou fermer un blouson. Autre particularité, le code de fonctionnement de la prothèse est en open source.